-L'élimination E1 par Ag+ se fait avec précipitation
de AgBr, puis élimination de H. L'alcène n'est pas déterminé
totalement cis/trans, mais le 2-butène est favorisé nettement
devant le 1- butène
CH3-CH=CH-CH3
- La réaction E2 par KOH passe par un état de transition
antipériplanaire, comme il y a 2 H sur le C voisins les deux géométries
sont possibles, l'intermédiaire conduisant au trans but-2-ène
est le moins encombré (2 interactions CH3/CH3
gauches en moins) ce composé sera le principal produit de la réaction.
2 S'il décolore la solution de brome et
le permanganate A est un insaturé.
S'il libère CH4 à partir de l'iodure de méthyl
magnésium, il possède un H mobile.
En l'absence d'autre information il faut verifier s'il peut être
un dérivé acétylènique halogéné.
Le chloroacétylène contient 58,7% de Cl , mais le chlorure
de propargylle 46,65%.
La masse molaire de ce dernier est de 74,5 et 1g fait 0,0134 mol
, un mole d'alcyne vraie libere une mole de méthane sous l'action
de CH3Mg I. 0, 0134 mole de méthane dans les conditions
normales font 0,0134*22400 ml soient 300,5 ml. Le chlorure de propargylle
est donc une solution possible. HC
C-CH2-Cl
3 La réaction à la potasse alcoolique
donnant un composé oxydable par KMnO4, correspond à
une deshydrohalogénation d'un dérivé halogéné
en alcène. Le volume de vapeur dans les conditions normales permet
le calcul de la masse molaire
Mx = 1,85*22440/448 = 92,5 g/mol
Si la chaîne est saturée la formule est de la forme CnH2n+1Cl
d'où Mx = 14n +36,5 soit n = 4
Si l'oxydation ne donne qu'un acide, l'alcène est symétrique
ou en bout de chaîne (avec perte d'un C sous forme de CO2).
L'acide correspondant serait l'ethanoïque ou le propanoïque. Le
dosage de ces monoacides par la soude donne accès à leur masse
molaire Ma
0,74/Ma = 0,01*1 d'où
Ma = 74 la formule des acides est H-(CH2)n-COOH
soit Ma = 14n + 46 d'où n = 2
Il s'agit donc du propanoïque. donc:
Z= CH3-CH2-COOH Y= CH3-CH2-CH=CH2
et X = CH3-CH2-CH2-CH2-Cl
4 Cet exercice pose régulièrement
des difficultés aux étudiants, les plus accrocheurs allant
chercher des complications mathématiques inutiles.
Pour un rendement global maximum en alcane il faut que les pertes soit
réduites au minimum, c'est à dire nulles. Or on admet que
la réaction d'un magnésien avec un halogéné se
fait mole à mole. Les pertes correspondent à l'excès
d'un des réactants par rapport à l'autre. Elles seront nulles
si aucune espèce n'est en exces, donc que les quantités initiales
des réactants sont égales
Il faut donc x moles de RX et x moles de R-MgX
Or la synthèse du magnésien est faite à partir d'un
fraction de l'halogéné de départ.
A partir d'une mole d'halogéné on fera deux parties x moles
conservées pour la seconde réaction, et (1-x) utilisées
pour faire le magnésien par la première réaction, qui
donneront 0,82 (1-x) moles de magnésien
la contrainte d'égalité des réactants pour la seconde
réaction s'écrit 0,82(1-x) = x soit x = 0,82/1,82 = 0,45
55% du RX sera converti en magnésien avec un rendement de 82% donnant
un nombre de mole égal au 45% de RX restant.
.
5 Il s'agit là de résultats d'expériences
servant de preuves au mécanisme E2
L'état de transition dans ce mécanisme, implique une conformation
antipériplanaire pour les liaisons C-Br et C-H. Dans le cyclohexane
suivant
les liaisons antipériplanaires sont de couleurs identiques
On voit que toutes les liaisons équatoriales sont antipériplanaires
avec des liaisons C-C du cycle. Si la structure de l'état de transition
est une conformation chaise, il faut que le Br et le H concernés soient
axiaux.
Il est toujours possible de trouver une conformation où le brome sera
en position axiale, mais dans les deux isomères proposés si
le brome est axial le phényl est axial dans l'isomères trans
et équatorial dans le cis.
Donc dans le seul cis il existe un hydrogène antipériplanaire
(sur le carbone n°1) avec le brome permettant une élimination
selon Saytzeff, sur la liaison 1-2.
Dans le trans, en l'absence d'hydrogène en axial sur la position
1, l'élimination se fera avec l'un des atomes d'hydrogène fixés
sur le carbone 3 en position antipériplanaire et on obtient ainsi
un composé moins stable, et non conjugué, anti-Saytzeff.